vendredi 24 août 2007


(Sophie Calle, Berck, 2008)


Si tu veux fuir alors fuis.
C'est comme quand tu mets un coup de poing à quelqu'un pour le faire reculer. Ca marche toujours. Ca marche toujours sauf que dès qu'il reparle, il faut recommencer. Et encore, et toujours. Et les autres, les armées de voix autour, les tremblements du sol, les murmures des animaux. Jusqu'à l'épuisement, jusqu'à ce que ton envie de silence s'essoufle et que l'épuisement vienne combler, un peu, du moins en apparence, le vide. Le vide dans ce qu'il a de plus lanscinant et de plus répétitif.
C'est Sysyphe ton histoire d'indifférence. Tu veux passer ta vie à ignorer les gens pour qu'ils s'intêressent à toi? T'as rien de mieux à faire? T'as rien de plus consistant à offrir à la race humaine? Et moi, tu crois vraiment que je vais courir après du vent? T'es du vent. Même le vent il me surprend, avec ses cyclones et ses brises qui soufflent si doucement qu'elles s'infiltrent comme des voleuses entre les ruelles. Il ne se répète jamais. Toi t'es vide. Même pas. T'es du creux. Tu résonnes.

JG

1 commentaire:

CLR a dit…

J'ai tapé nico sur google image et je suis tombé sur ton blog.
Tes textes sont magnifiques. Bonne continuation!