dimanche 24 février 2008

Love, us, appart.

Après la vie il y a la mort, et après l'amour il n'y a rien.

J'ai froid et je veux rester bloquée en haut des arbres jusqu'à l'hiver prochain, et comme ça je finirai bien par mourir, ca fait tellement longtemps que mes sourires sont devenus des larmes, si longtemps que les branches tiennent toutes seules. J'ai du sang dans la gorge parce que je pleure trop et que je suis capricieuse. J'en ai sur les mains parce que je me coupe partout et que mon coeur bat trop vite à cause de la coke.
J'ai pris de la coke pour entendre mon coeur parce qu'il ne battait plus.
Parce que tu m'as quitté. Ne me dis pas que tu ne l'as pas fais parce que tu l'as pensé et je sais que maintenant je ne te vois plus. Tu as quitté ton corps et tu as quitté le mien.
Je suppose que tout à un sens alors.
Je prends des médicaments et je bois de l'eau, je suis heureuse de me voir maigrir et je n'essuies pas mes larmes dans la rue.
Je t'emmerde, je t'aime plus, je veux plus te voir.
Parfois j'imagine que je te rencontre, en novembre ou en décembre, et que tes cheveux sont trop longs et que je n'arrive jamais à t'apprécier tout de suite, que je dois te relire toujours plusieurs fois, ton flux maléable de mots insipides auxquels tu donnes un sens, et alors c'est la vie qui commence, c'est la révolution et le début du siècle, mais je sais que c'était le début d'une année et dans l'ivresse j'ai vu le ciel s'ouvrir, c'était celui des ténèbres.

Mon corps sent le souffre et je me tire sans succès de mon lit, mon lit du matin, mon lit la nuit, mon lit trempé de larmes qui sent les anxiolitiques, j'ouvre la fenêtre et je n'ai pas froid, je bois toutes les nuits.
Et tous les matins je te vois sourire dans un nuage que j'invente, et alors je crois que tu existes encore, et je dessine des contours dorés autour du cadre de ton visage, je pose des orchidées à coté d'une table que tu regardes, aussitôt je la transforme en marbre pour que tu t'y attardes et je pleure de joie quand tu reviens dans le nuage, parce que je t'aime et que tu me manques.

Je fais des prières dans toutes les langues pour te retrouver, je dis à Dieu qu'avec mon amour je vais lui fabriquer des lumières et des lanternes merveilleuses s'il te fait revenir, avec il éclairera le monde pour les siècles des siècles, ces siècles qui étaient les notres et que tu as laissés.

Tu n'avais pas le droit. Je t'aimais. Et je t'aimais vraiment.




Je me lève je ne peux pas marcher, j'ai faim, je pense à Knut Hansum et aux douleurs qui ne pèsent rien.