
Pour ne pas trop te voir j'invente des dialogues avec moi même où je te parle au lieu de te regarder, et je te dis que je t'adorerais toujours et que même si c'est faux c'est pas grave, et quand tu n'entends rien et que tu souris en face de moi je peux aussi te dire que je t'aime, peut-être, peut-être pas, que tout ça n'a pas vraiment d'importance après tout, qu'on s'en fiche parce que tu me fais kiffer comme un garçon qui ne m'aime pas et que je ne vois que le week end et dont je voudrais pouvoir dessiner chaque mouvement de cils pour les regarder dans l'angoisse de l'attente, mais tu restes toujours et il n'y a plus d'angoisse alors je pleure de joie et je ris encore et Dieu, oh oui Dieu que la vie est belle.
