jeudi 14 juin 2012

Gloria (II)

Mais il demeure que la jeunesse des années 00 est l'une des jeunesses les plus fascinantes que la Terre ai jamais porté, après celle de Woodstock et des Summer Of Love. Elle n’attend que son festival. Et comme elle n’a pas d’âme, elle ne l’aura probablement jamais. Elle est fascinante parce qu’on y accède jamais en réalité. On se contente de l’approcher, elle n’existe que dans le fantasme, une fois infiltrée tout se dissout, plus personne ne se connaît, plus personne ne sait rien. C’est une oasis en papier maché pleine de couleurs, ou toutes les musiques se mèlent et ou chacun à son piédestal, et ou l’essence même du mythe n’est pas le mythe lui-même mais ce qui le fait se propulser. C’est une jeunesse sans idéal qui a pourtant tout idéalisé. Réconfortante, retouchée sur powerpoint pour avoir des éclairs dans les yeux. Et c’est la somme de tous ses éléments et elle seule qui la rend irrésistible, c’est la seule beauté du drapeau qu’elle porte sans en avoir la force. Et moi qui sait ça, je m’y jette à corps perdu.