mercredi 20 mars 2013

Music : So Long, Marianne - Leonard Cohen

L'hiver arrivait presque sans prévenir tant les nuits étaient douces. L'hiver dont je ne me plaindrais plus. La fin des hivers menaçants, c'était donc maintenant. La douce torture des souvenirs du précédent, ni mieux, ni moins bien.

Love above all was no walking is own free way. How delighted that was.

Tout en cet instant là, dans cette chanson qui défile et que je veux sans cesse remettre, mais que je m'oblige à laisser passer pour qu'elle me manque. Le manque comme une passion. Et aussitôt si douce joie d'entendre le morceau suivant, d'être libérée, d'être désormais si familière avec cette chanson d'après qui était là par hasard et que j'aimais désormais presque autant. Et me rejouir juste d'y penser.

Calme parfait.

Lumières parfaites, les mêmes qu'il y a dix ans. Et la même musique. Et les mêmes rêves. Chez Mathilde. C'est si amusant. être chez Mathilde, comme une évidence. Ce temps, cet âge d'or que nous voulions tant. Tous ces rêves que nous avons partagés. Ce cahier qu'elle a gardé. Tous ces prénoms qui nous évoquent tant et si peu aux autres. Furieuse jeunesse. Ô combien douloureuse et dangereuse jeunesse. Et pourtant si extraordinaire.

Calme parfait en 2012. Les douces références du passé vampirisent les notes de piano de Groovin' dans un Paris qui s'incline enfin. La vie est douce et je suis heureuse pour toujours.